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L’ingénierie éclairée

Châteaux d’eau : l’importance du diagnostic structurel

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Diagnostic château d'eau
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Partie intégrante de nos paysages depuis le milieu du XXe siècle, les châteaux d’eau demeurent la forme de réservoir d’eau la plus familière. Leur architecture aérienne, aux allures parfois fantaisistes, permet d’utiliser la gravité pour fournir de l’eau à pression constante dans le réseau d’adduction d’eaux potables. On estime leur nombre à 16 000 sur le territoire national, ce qui constitue autant d’ouvrages soumis aux dégradations du temps. Des désordres essentiellement structurels, qu’il convient de diagnostiquer avant toute réhabilitation éventuelle.

La durée de vie d’un château d’eau en béton armé est de 90 ans. Construits pour la plupart dans les années 1950, 60 et 70, nombre d’entre eux sont toujours en service mais accusent aujourd’hui leur âge. En plus des agressions extérieures, ces ouvrages hydrauliques font face à des contraintes intérieures spécifiques, liées à la présence de l’eau, de gaz et vapeurs humides, ainsi qu’aux variations de conditions de service.

Leur coût de fonctionnement élevé, leur pollution visuelle et l’amélioration des techniques de mise sous pression des réseaux de canalisation ont contribué à remettre en cause l’existence même des châteaux d’eau. Toutefois, ils savent encore démontrer leur utilité en servant de réserve tampon si la consommation est supérieure à la production, ou pour répondre aux grandes demandes d’eau en cas d’incendie.

Identifier les pathologies pour évaluer les risques

Avant de tirer toute conclusion sur la vétusté d’un ouvrage, il s’agit de maîtriser ses données structurelles dans une démarche minutieuse d’inspection et de diagnostic.

Lorsqu’un château d’eau présente une altération de l’étanchéité de sa cuve, des fissures, des traces d’exfiltration, des éclats de béton, … un bureau d’études expert en ingénierie des ouvrages existants peut intervenir afin de réaliser un diagnostic extérieur et intérieur. Les diverses pathologies engendrées par l’usure du béton, la corrosion, la non-conformité de certains revêtements et dispositifs conduisent en effet à un véritable bilan de santé. Le bureau d’études établit ensuite un ensemble de préconisations qui constituent une aide décisionnelle pour le maître d’ouvrage. Ces préconisations résultent du diagnostic et de la compréhension des origines des dégradations. Sans connaître la cause des pathologies, les prescriptions ne seraient pas durables dans le temps.

Apporter des solutions spécifiques et concrètes

Comment se déroule un diagnostic ? Un bureau d’études, comme Ginger CEBTP, est en mesure d’effectuer une analyse fine des désordres, grâce à ses ingénieurs qualifiés qui ont une parfaite connaissance des différents matériaux de la construction et des structures, mais également des différentes pathologies.

L’objectif du diagnostic est de qualifier l’état de l’existant en utilisant des moyens d’investigation destructifs ou non-destructifs : auscultations, sondages, prélèvements, essais in-situ, essais de laboratoire, instrumentation pour surveiller les évolutions des désordres… Le programme d’investigation est soit préalablement défini selon un cahier des charges donné par le maître d’ouvrage/d’œuvre, soit à l’initiative d’une proposition du bureau d’études en fonction de sa connaissance du projet. Avant chaque investigation, une visite sur site est réalisée, ainsi qu’une collecte d’informations concernant l’ouvrage.

A l’issue du diagnostic, un rapport comportant la synthèse des investigations et essais réalisés in-situ et en laboratoire permet de déterminer l’origine des désordres, leur gravité, leur étendue, leur évolution et leur incidence sur la durabilité de l’ouvrage.

Le bureau d’études peut à présent préconiser des solutions techniques qui fournissent certains principes généraux de réparation ou de réhabilitation. Ces solutions permettent de donner une seconde vie à l’ouvrage avec la réalisation d’un pré-chiffrage des travaux à entreprendre. Des orientations techniques de mise en sécurité immédiate peuvent également être données. La mission peut être prolongée par une mission d’ingénierie de réparation en assistant le maître d’ouvrage dans la réhabilitation ou le suivi de l’ouvrage.

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Débats et réactions

Vos réactions

  1. hervé caramigeas dit :

    N’y a t il pas une erreur dans le 3 ième paragraphe : « …servant de réserve tampon si la consommation est inférieure à la production… »? le terme « supérieur » semblerait plus juste non?

    1. Ginger dit :

      Bonjour Hervé,
      Merci pour votre remarque. Vous avez tout à fait raison. Nous avons procédé à la correction.
      Très bonne journée

  2. Bruno MIQUEL dit :

    Votre article ne précise pas si ce contrôle a un caractère périodique et obligatoire, ou s’il est à l’initiative de l’exploitant. Qu’en est t-il dans les faits ?
    Cordialement

    1. Ginger dit :

      Bonjour Bruno,

      Vous avez raison de demander de préciser ce point. Il n’y a aucun caractère obligatoire qui contraindrait l’exploitant. Par contre, il est le garant de la sécurité des usagers et des tiers. De fait, il a tout intérêt à ce que ses ouvrages soient dans un état d’exploitation sain. Cela facilite aussi la gestion sur du long terme.

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