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L’essai de traitabilité, gage d’efficacité du traitement des sites et sols pollués

Depuis maintenant plusieurs années, la réhabilitation des sites et sols pollués constitue un objectif environnemental et d’aménagement majeur de société. Pour que ces zones de friches deviennent de nouveau viables, il est inévitable de passer par l’assainissement du site et de son sol. Pour la réussite technique d’un projet de dépollution, il existe une étape incontournable, et parfois trop négligée, qui est celle de l’essai de traitabilité. Explications.

Le diagnostic : connaître pour mieux pouvoir remédier

Les missions de traitement des sites et sols pollués sont régies par plusieurs étapes clés qui permettent d’aboutir au meilleur assainissement possible d’un sol. La première consiste à mener un diagnostic détaillé, se basant sur des études historiques et sur des prélèvements in-situ, afin de déterminer le type de contamination. L’origine des pollutions est souvent issue de trois types d’activités : industrielles, urbaines ou agricoles. Même si l’origine est singulière, il est à noter que les pollutions sont souvent plurielles sur un même site, c’est-à-dire que des polluants différents peuvent être en présence. Toutefois, on distingue deux types de pollution :

  • Les pollutions organiques, avec entre autres :

    • Les hydrocarbures
    • Les pesticides et autres polluants azotés ou organohalogénés,
    • Les phénols
    • Les solvants
    • Les radio-éléments
  • Les pollutions minérales :

    • Les métaux lourds
    • Les cyanures
    • L’arsenic
    • L’acidité, les ions majeurs

Le diagnostic en sites et sols pollués, en plus de retracer la nature des polluants, va avoir pour objectif de déterminer son ampleur. Deux indicateurs entrent alors en jeu : l’étendue de la pollution et sa durée. Sur le premier, une pollution peut être soit locale, c’est-à-dire ayant des conséquences sur une zone géographique réduite ; soit diffuse, ce qui signifie qu’elle est largement répandue. Sur le second item, on distingue la pollution accidentelle, représentant un incident rare et isolé, de la pollution chronique, ayant un caractère répété.

Une fois tous ces éléments réunis, il est désormais possible de passer à la phase d’assainissement du sol. Dans le cas d’une pollution concentrée, pour que la solution soit optimale, il est indispensable de passer par une étape intégrant des essais de traitement. Car vous vous en doutez, vu le nombre de cas de figures qui peuvent se présenter, il faudra associer une solution précise parmi un panel en comptant une multitude. L’essai de traitabilité aura donc pour but de valider le traitement technique le plus adapté, d’en définir le coût et les délais de réalisation. Cette phase pourra, en l’occurrence, permettre de comparer le ratio efficacité et coûts de plusieurs solutions, pour pouvoir choisir au final celle qui conviendra le mieux.

L’essai de traitabilité comme garantie d’efficacité

La pertinence d’un choix de traitement d’un site dépend, non seulement de la nature des polluants et de l’étendue de la pollution, mais aussi du type de sol. C’est pourquoi, il existe de nombreuses solutions d’assainissement différentes. Néanmoins, quatre familles de remédiation des sols sont recensées et chacune englobe plusieurs solutions.

  1. Traitement physique :

    • Extraction sous vide
    • Confinement
    • Pompage
    • Séparation granulométrique et lavage
  2. Traitement chimique :

    • Oxydation
    • Réduction
  3. Traitement biologique

    • Phytomanagement
    • Biodégradation
  4. Traitement thermique

    • Désorption thermique
    • Incinération
Essai de traitabilité sur site

Essai de traitabilité sur site – BURGEAP

L’essai de traitabilité permettra donc de choisir la solution de traitement la plus adaptée ou la combinaison de solutions à déployer. Pour se faire, deux natures d’essais sont menés : en laboratoire et sur site. Dans le premier cas de figure, des échantillons de sols et d’eaux souterraines du site sont acheminés en laboratoire pour leur faire subir une série de tests sur de petits volumes. Le second cas se pratique directement in-situ, afin de mettre en œuvre plusieurs solutions techniques et en vue d’instrumenter les sols pour mesurer les résultats dans la durée. Ces deux modes d’analyses, par leur complémentarité, vont aboutir à l’adoption de la ou les techniques les plus efficaces pour la remédiation d’un sol pollué.

Même s’il n’est pas obligatoire, l’essai de traitabilité est primordial sur les sites atteints de pollutions particulièrement agressives ou étendues. C’est, non seulement, un gage d’efficacité pour la restauration environnementale, mais aussi une sécurité financière pour l’opération et le budget du client.

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