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Diagnostic des monuments historiques : quelles précautions prendre ?

Le patrimoine architectural français recense de nombreux édifices classés et inscrits au titre des monuments historiques. Bon nombre de ces monuments accueillent aujourd’hui du public : lieux de cultes, musées, salles de spectacle, etc. Leur préservation est indispensable et nécessite une attention toute particulière. Pour conserver et préserver cette richesse, diverses analyses et études peuvent être menées conjointement par des architectes et bureaux d’études spécialisés.

Les monuments historiques sont des vestiges de notre patrimoine. Cependant, ils n’ont pas traversé les siècles sans désordres, et disposent en leur sein les stigmates du passé. La maintenance et l’entretien de ce patrimoine passent dans un premier temps par un diagnostic permettant de comprendre et de déceler les éventuels désordres ou pathologies. Ce constat est un préalable essentiel à toute préconisation de réparation ou de maintenance afin de pérenniser l’ouvrage.

Chiffres clés Monuments Historiques

Source : Ministère de la Culture – Le Monde

Des spécificités à prendre en compte

Contrairement au diagnostic sur un ouvrage « classique » ou récent, l’intervention sur un monument historique est soumise au contrôle d’un Architecte Monument Historique (ACMH) et nécessite de nombreuses précautions.

Tout d’abord, les contraintes d’intervention sont liées à l’usage même du monument. Bien souvent, ces monuments accueillent du public, et les interventions ne doivent pas gêner le bon fonctionnement de l’édifice : privilégier les travaux le mardi lorsqu’il s’agit d’un musée, limiter le bruit, prendre garde à ne pas salir les alentours…

Concernant les techniques utilisées, de façon générale, les essais non destructifs seront préconisés, sans prélèvement de matière, pour ne pas endommager l’ouvrage : auscultation radar, thermographie infrarouge, auscultation sonique… Lorsque l’échantillonnage s’avère indispensable, il convient de limiter les tailles de prélèvement au maximum. Le monument historique doit rester à l’identique, ou doit être rénové en dénaturant au minimum les matériaux. Pour l’instrumentation et la surveillance à long terme, un soin important sera prêté à la dissimulation des capteurs pour ne pas altérer la majesté du patrimoine.

Le diagnostic d’un monument historique requiert également une analyse documentaire historique et technique plus poussée de l’ouvrage (plans, historique de construction, …). Cette analyse permet de comprendre l’histoire du bâtiment et l’origine des éventuels désordres ou les différentes interventions subies au cours de l’histoire.

Ce diagnostic et les différentes analyses vont ainsi permettre de déterminer la nature des matériaux utilisés pour pouvoir ensuite réutiliser des matériaux compatibles dans le cadre d’une rénovation. La caractérisation des matériaux est une étape essentielle car elle va permettre de s’approcher au maximum du rendu original (dans sa composition, son rendu esthétique…). Par exemple, dans le cadre d’un bâti en béton, des analyses avec essais in situ peuvent être réalisées pour se rapprocher au plus près du même type de gravillons et proposer une rénovation répondant aux exigences.

A la recherche des traces du passé

Le diagnostic sert également de passerelle vers un autre domaine : l’archéologie. Il permet de retracer l’historique de l’ouvrage. En déterminant la composition d’un béton, cela va nous apprendre les techniques de formulation de l’époque. Au-delà de la volonté de réparer ou surtout de conserver le monument historique, on s’intéresse ainsi à comprendre comment cela se passait avant.

Par exemple, le nombre de couches de peinture ayant été ajoutées sur un volet d’un bâtiment classé. Le diagnostic va permettre d’approfondir sa connaissance historique de la maintenance du bâtiment, et déterminer quelles ont été les différentes étapes dans sa construction ou sa restauration afin de proposer les meilleures solutions de travaux à venir.

Des bureaux d’études, tels que Ginger CEBTP, sont en mesure de procéder au diagnostic de tout type d’ouvrages classés monuments historiques, tels que des châteaux, monuments religieux, ponts, musées ou ouvrages publics anciens et participent ainsi à la préservation du patrimoine.

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